La Culture et l’investissement dans les talents sont au cœur de la stratégie de Cim Finance
Les ressources humaines ont longtemps été perçues comme une fonction administrative. Comment définiriez-vous aujourd’hui leur rôle stratégique au sein d’une entreprise comme Cim Finance ?
Les ressources humaines ont profondément évolué. Leur rôle dépasse aujourd’hui largement la gestion des processus, de la conformité ou de l’administration du personnel. Elles sont aujourd’hui au cœur de la stratégie, car toute transformation d’entreprise dépend avant tout de la capacité des femmes et des hommes à comprendre, porter et faire vivre cette transformation.
Dans un environnement où les métiers évoluent rapidement, où les compétences deviennent parfois obsolètes en quelques années et où la concurrence pour les talents s’intensifie, la fonction RH doit aider l’entreprise à se projeter. Cela signifie anticiper les besoins en compétences, développer le leadership, renforcer la culture et créer un environnement dans lequel les collaborateurs peuvent contribuer pleinement à la performance collective.
Chez Cim Finance, cette réalité est particulièrement forte. Nous comptons plus de 1,200 collaborateurs, avec une population jeune et diversifiée, composée notamment de 46 % de collaborateurs issus de la génération Z, 37 % de milléniaux et 18 % de la génération X. Cette composition nous oblige à penser les RH différemment, avec plus d’écoute, plus d’agilité et une approche plus personnalisée du développement. Notre ambition est de faire des RH un levier de compétitivité durable, au service à la fois de la performance de l’entreprise et de l’épanouissement de nos collaborateurs.
Que signifie concrètement cette approche « d’humaniser les ressources humaines ». dans votre vision ?
Humaniser les ressources humaines ne signifie pas simplement être plus proche des collaborateurs ou multiplier les initiatives de bien-être. C’est une approche beaucoup plus profonde, qui consiste à replacer la personne au cœur des décisions tout en maintenant une exigence claire de performance et de responsabilité.
Concrètement, cela veut dire passer d’une logique de gestion à une logique de développement du potentiel. Chaque collaborateur doit pouvoir comprendre comment il contribue à la raison d’être de l’entreprise, quelles compétences il peut développer et quelles perspectives d’évolution peuvent s’ouvrir à lui. Cela demande des espaces de dialogue réguliers, une culture de feedback plus constructive, des parcours de carrière plus lisibles et un leadership capable d’accompagner les personnes dans leurs aspirations comme dans leurs défis.
Humaniser les RH, c’est reconnaître que la performance durable repose sur la confiance, le respect, la reconnaissance et le bien-être. Les organisations les plus performantes seront celles qui sauront concilier exigence économique et qualité de l’expérience humaine, en veillant à ce que la technologie et les processus restent au service de l’humain, et non l’inverse.
Face aux transformations rapides du monde du travail et aux nouvelles attentes des collaborateurs, comment les RH peuvent-elles aujourd’hui contribuer à concilier performance économique, transformation organisationnelle et dimension humaine ?
La clé réside dans la capacité à construire une culture à la fois performante, agile et profondément humaine. La transformation ne peut pas être uniquement technologique, organisationnelle ou financière. Pour être durable, elle doit être comprise, acceptée et portée par les collaborateurs. C’est là que les RH jouent un rôle essentiel.
Elles doivent d’abord donner du sens aux changements. Les collaborateurs adhèrent davantage lorsqu’ils comprennent pourquoi l’entreprise évolue, ce que cela implique pour eux et comment ils peuvent contribuer. Les RH doivent ensuite accompagner l’évolution des compétences, soutenir les managers dans leur rôle de proximité et veiller à ce que la transformation ne se fasse pas au détriment de l’engagement ou de la cohésion.
Chez Cim Finance, nous cherchons à bâtir un équilibre cohérent entre attractivité, fidélisation, développement, reconnaissance et engagement. Notre certification Great Place To Work® est une reconnaissance importante, mais elle n’est pas une finalité. Elle nous rappelle surtout que la culture se construit dans la durée, à travers les comportements de leadership, les décisions quotidiennes et la manière dont chaque collaborateur se sent écouté, respecté et encouragé à progresser.
La fuite des cerveaux et la compétition accrue pour les talents constituent aujourd’hui un défi pour de nombreuses entreprises. Comment la stratégie RH de Cim Finance contribue-t-elle à renforcer l’attractivité de l’entreprise et la rétention des collaborateurs ?
La compétition pour les talents ne se limite plus au marché local. Les collaborateurs comparent aujourd’hui leur expérience professionnelle à des standards beaucoup plus larges, parfois internationaux. Cela signifie que l’attractivité d’un employeur ne repose plus uniquement sur la rémunération ou la stabilité de l’emploi. Elle repose sur la qualité de l’expérience offerte, les perspectives d’évolution, la culture de leadership et la capacité de l’entreprise à donner du sens au travail.
Notre approche est donc globale. Nous travaillons à la fois sur l’attraction, la fidélisation, le développement et l’engagement, avec la conviction qu’un collaborateur choisit de rester lorsqu’il se sent reconnu, utile et capable de grandir. Cela implique une rémunération en adéquation avec le marché, mais aussi des opportunités concrètes de mobilité, d’apprentissage et de contribution.
L’un des axes de cette transformation est de passer de la gestion du personnel au développement du potentiel et des compétences. Comment accompagnez-vous les collaborateurs dans le développement de leurs compétences et de leur employabilité ?
Le développement des compétences est aujourd’hui l’un des enjeux les plus stratégiques pour les entreprises. Dans un monde du travail en transformation rapide, l’employabilité ne peut plus reposer uniquement sur l’expérience acquise. Elle doit être nourrie en continu par l’apprentissage, l’adaptabilité et la capacité à se projeter vers de nouveaux métiers.
La Cim Academy s’inscrit pleinement dans cette vision. Elle ne doit pas être perçue comme une simple plateforme de formation, mais comme un véritable écosystème de développement. Son objectif est de renforcer les expertises clés, d’accompagner les parcours de carrière et de préparer les collaborateurs aux compétences de demain. Cela comprend aussi bien les compétences techniques que les compétences comportementales, notamment l’agilité, la collaboration, la résolution de problèmes, la communication et le leadership.
Nous accordons une attention particulière aux nouvelles générations, pour lesquelles le développement rapide, la mobilité interne et le feedback régulier sont des facteurs importants d’engagement. Mais notre approche ne se limite pas à une génération. Elle vise à permettre à chaque collaborateur, quel que soit son niveau ou son parcours, d’être acteur de son développement. Nos culture influencers contribuent également à cette dynamique en incarnant nos valeurs et en favorisant des espaces de dialogue ouverts autour de nos façons de travailler.
Le bien-être au travail est un facteur clé de performance et de durabilité pour les organisations. Comment cette dimension s’intègre-t-elle dans votre stratégie RH chez Cim Finance ?
Le bien-être ne peut plus être considéré comme un avantage accessoire ou une initiative périphérique, il fait partie intégrante de la performance durable. Un collaborateur qui se sent soutenu, respecté et en équilibre est généralement plus engagé, plus résilient et plus disposé à contribuer positivement à la dynamique collective.
Chez Cim Finance, nous avons souhaité aborder le bien-être de manière holistique, en tenant compte de la santé physique, mentale, émotionnelle et même financière des collaborateurs. Cette approche se traduit par des actions concrètes et structurées, portées dans la durée.
La rénovation de notre salle de pause, les politiques de flexibilité comme le Flexi Time et le Remote Working, ainsi que le renforcement de notre dispositif avec un Wellness Specialist à temps plein, traduisent cette volonté d’ancrer le bien-être dans l’expérience quotidienne. Mais l’essentiel reste la culture managériale. Le bien-être ne se décrète pas uniquement à travers des programmes ; il se construit dans la manière dont les équipes sont écoutées, accompagnées et reconnues au quotidien.
Quels types de programmes ou d’initiatives sont mises en place pour soutenir la santé physique et mentale des collaborateurs, et quel constat faites-vous aujourd’hui de leur impact sur l’engagement et la performance des équipes ?
Nous avons mis en place un programme holistique sur trois ans afin d’assurer une cohérence, une continuité et un impact réel. L’objectif n’est pas de proposer des actions ponctuelles, mais de construire une démarche structurée qui évolue en fonction des besoins des collaborateurs et de la réalité de l’entreprise.
Ce programme intègre des initiatives de sensibilisation, des actions autour de la santé physique et mentale, des moments de cohésion, ainsi que des activités favorisant l’engagement collectif et le sentiment d’appartenance. Nous élargissons également notre approche à des dimensions souvent moins visibles, comme le bien-être financier, car les préoccupations personnelles peuvent avoir un impact direct sur la sérénité et la performance au travail.
Le constat est clair : l’engagement ne dépend pas d’une seule initiative, mais d’un ensemble de facteurs cohérents. La qualité de l’environnement de travail, la reconnaissance, les relations entre collègues, l’écoute des managers et la possibilité de se sentir utile ont un impact direct sur la motivation. Les programmes de bien-être sont importants, mais leur efficacité dépend de la manière dont ils sont intégrés dans la culture de leadership. C’est pourquoi nous considérons le rôle des managers comme déterminant dans la prévention du stress, le maintien de la confiance et la construction d’équipes performantes.
Comment imaginez-vous l’évolution de la fonction RH dans les prochaines années, et quelles sont vos ambitions pour la culture et les talents à Cim Finance ?
Dans les prochaines années, les RH seront de plus en plus appelées à jouer un rôle d’architecte de l’organisation. Elles devront anticiper les compétences de demain, accompagner l’intégration de nouvelles technologies, renforcer l’agilité des équipes et soutenir l’innovation. La donnée prendra également une place plus importante, non pas pour remplacer le jugement humain, mais pour permettre des décisions plus éclairées et plus objectives.
L’intelligence artificielle et les outils digitaux transformeront certainement les pratiques RH, notamment dans le recrutement, l’apprentissage et l’analyse des tendances internes. Toutefois, le véritable enjeu sera de préserver l’équilibre entre technologie et humanité. Les organisations qui réussiront ne seront pas nécessairement celles qui disposeront des outils les plus avancés, mais celles qui sauront développer les compétences, le leadership et la capacité d’adaptation de leurs collaborateurs.
Pour Cim Finance, notre ambition est de continuer à renforcer une culture inclusive, responsable et orientée vers le développement des talents. Nous voulons construire un environnement où chacun peut apprendre, contribuer, évoluer et être fier de son rôle dans l’entreprise. Notre marque employeur doit refléter cette réalité avec authenticité, en s’appuyant sur des histoires vraies, des engagements visibles et une expérience collaborateur cohérente. Plus que jamais, la culture et les talents seront au cœur de notre capacité à bâtir une organisation performante, durable et profondément humaine.
Article issue d'une publication de Business Magazine No 1754 - du 8 au 14 juillet 2026.

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